mardi 20 janvier 2009

Les Tic dans la formation et le parcours d'un étudiant en sciences de l'éducation,

Ce dossier, faute de pouvoir présenter l'implication et l'utilisation des TIC dans l'entreprise ou l'organisme m'accueillant en stage, (celui débutera en février), va s'intéresser à mon propre cas, et à ma formation consciente (Module 4) et inconsciente, c'est à dire tout au long de mon cursus en sciences de l'éducation, à l'utilisation plus quotidienne de l'outil informatique et donc d'une certaine manière, ma formation progressive à ce dernier. En effet, entre le moment de la rentrée de septembre 2005 et ce début de nouvelle année, je ne peux que constater mon évolution, certes loin d'être parfaite, très loin même, mais indéniable quant à mon rapport et à mon emploi de l'informatique. Ce petit dossier tentera de mettre à jour cette progression, qui n'est en rien une ode déguisée. Il se veut juste la preuve d'un cheminement. Mais j'oublie les grands mots pour mieux entrer dorénavant dans le vif du sujet.

Avertissement,


L'informatique peut provoquer des réactions violentes...

http://www.youtube.com/watch?v=ZFtnaHtIPpg

La licence ou historique de l'utilisation de l'informatique avant le master 2,


J'ai suivi la licence sciences de l'éducation après une VAE (validation des acquis de l'expérience) contractée et réussie, auprès du SUFOCEP, situé à l'université de Caen. Je m'engageais donc en licence sciences de l'éducation grâce à une équivalence de DEUG, avec pour mission de l'accomplir et la réussir en deux ans, puisque salarié à temps plein d'un collège (Collège les Provinces Cherbourg Octeville).

Ce régime d'études pousse à travailler seul en quasi totalité, par l'intermédiaire de quelques rendez-vous avec les enseignants des différentes matières ou modules. Les examens alors se caractérisaient par un travail écrit terminal classique, et un travail continu et personnel à rendre sous forme écrite.

Bref l'utilisation des TIC, dans le cadre des sciences de l'éducation, se bornait à quelques mails, pour connaître quelques modalités de fonctionnement et dates de travaux à rendre. La recherche sur internet n'était pas forcément systématisée, les livres empruntés à la bibliothèque, ou aux bibliothèques suffisaient, vu l'emploi du temps éparpillé sur deux ans.

L'utilisation d'Internet, donc des TIC, s'est faite plus incontournable une fois atteint le niveau du master 1. Les données n'étaient plus tout à fait les mêmes. Je travaillais toujours à temps plein, mais je décidais de tenter le master 1 sur une année, cycle salarié tout de même. Ma capacité de travail n'aurait pas été rendu possible sans la prégnance et les besoins de plus en plus effectifs, de l'outil informatique. Le nombre de matière ne baissait que légèrement, mais le mémoire venait s'ajouter à l'ensemble, et ce, sur seulement une année.

L'utilisation de l'informatique s'accentuait et devenait indispensable. Elle permettait une plus rapide mise en liaison avec les besoins humains (prises de rendez-vous avec directeur de mémoire, des intermédiaires, des personnes en lien étroit avec le sujet choisi...), mais aussi en liaison logistique (utilisation de bases de données, catalogues, voyages à organiser (Archives Nationales de Fontainebleau, de Paris, rencontres de syndicalistes (antennes du département...). Les TIC aidait de manière vitale, à une rapidité d'action et d'organisation. Déjà en deux ans l'utilisation des TICE avait plus que doublé.

Le master 2 professionnel ingénierie de la formation annonçait quant à lui la couleur. Je savais à la vue des présentations des activités, par les enseignants eux mêmes ou par divers présentoirs ou plaquettes d'informations, que les TIC interviendrait dès lors de manière officielle, puisque s'inscrivant dans le cursus, comme matière enseignée. Je vais effectuer dès lors un état des lieux, entre les TIC et leur intégration dans le master 2.

les TIC et le dossier de la mini formation,


Je vais en l'absence de stage et donc l'impossibilité de rendre compte de l'utilisation des TIC dans l'organisme ne m'accueillant qu'en février, me pencher sur l'influence et l'emploi des TIC, dans la conception d'un dossier, pour une autre matière que celle du module 4.

Le sujet que je présente dans cet écrit, est à l'origine le travail rendu dans le cadre du module 2. Ce dernier demandait la création et la mise en place d'une mini formation, concernant un domaine étudié au travers des cours.
La conception de cette mini formation a nécessité l'utilisation importante des outils informatiques et les différentes possibilités et visages de ceux-ci.

Notre axe de travail, le sujet de notre formation se positionnait sur le thème du partenariat.
Notre groupe de travail se composait de personnes géographiquement éloignées, d'où l'utilisation primordiale de l'informatique sous nombreuses de ses formes : la plate forme du master 2, les emails fréquents, échanges par le biais d'Internet ou par clés USB, de nombreux documents sous forme numérique.


Les courriers électroniques

Notre groupe a usé, et use encore, de nombreux emails, pour mener à bien ce dossier présentant une mini formation. Ils furent une donnée essentielle quant à la bonne tenue, l'avancée de notre travail. Les emails, dont la fréquence et l'intérêt d'utilisation se cantonnait à du stricte minimum, relevaient et relèvent d'une importance considérable, dans la conduite d'une tel projet. Il furent indispensables. La majeure partie de la communication entre les membres de notre groupe, fut assurée par l'email. Le temps de la licence et ses quelques email d'approches ou seulement ponctuel est bel et bien révolu.

Surtout que l'email ne s'est pas cantonné au rôle de simple courrier indicateur. Il n'est pas rester dans une position de simple courrier électronique, proche du courrier traditionnel. En effet, les emails ont permis l'échange nombreux et fréquent, de documents relevant directement de notre activité commune. L'email, par sa capacité à transmettre dans un temps record, des données considérables, a participé de manière sérieuse et récurrente à la construction de notre projet. La réception, la vérification, la modification des dossiers étaient rendues possibles par la rapidité de transmission.


Les possibilités numériques des TIC

Pour rendre notre mini formation la plus vivante possible, nous avons décidé de mettre en place un roman photos ou chaque photo symboliserait une des grandes étapes du partenariat, sujet de notre mini formation.
Une démarche rendue possible par l'existence de logiciel comme Photo shop. Nous avons écrit des scénarios que nous nous sommes transmis par écrits, mais aussi par mail pour y opérer des modifications ou apporter des remarques quant à l'utilisation des différents scénarios. Comment par exemple les mettre en mouvement, c'est à dire déterminer l'ordre des photos, là encore, pour rendre vivante et interactive notre formation. Le scénario photos circulent lui aussi, via nos boites mails, pour donner notre avis sur les changements à apporter, des améliorations, des suppressions, bref un amendement possible de manière constante.

Sans l'apport de la technologie informatique et sa démocratisation, même lente, l'impossibilité d'une telle rapidité d'échanges, aurait rendu le travail fastidieux et ne bénéficiant pas de la même dynamique. Ce travail en collaboration fondé sur les mêmes idées, aurait été possible certes, mais aurait demandé, un temps d'élaboration rendant impossible le respect des dates.

L'étudiant en sciences de l'éducation que je suis, par le biais du master 2 professionnel, a dû s'adapter et prendre plus en considération, la pratique informatique. Une pratique qui en l'espace de 4 ans, dans mon propre cas, fut multipliée de manière considérable, allant bien au delà du rapport simple au double. Une réalité dont les sciences de l'éducation, malgré un intitulé peut propice à l'utilisation massive des TIC, ne souligne pas assez l'omniprésence de ces derniers. Les TIC dans ce cadre, ont au delà de cette première qualité de réduire les distances entre différents partenaires autour d'un projet commun, ont aussi raccourci considérablement le temps nécessaire à ces travaux. Les TIC ont permi une interactivité indéniable, aussi bien dans la conception de la mini formation et on l'espère au moment de sa conduite, qu'au sein du groupe.

Toujours au sein de cette mini formation, le groupe a crée un film. Cette petite production a pour but de résumer notre intervention ; de vérifier sous forme de questions imagées, les apprentissages réalisés par le public ; de rendre la plus interactive et dynamique possible notre mini formation.
Ce film se compose de différentes phases, puisqu'il propose de se pencher sur le thème du partenariat de manière sérieuse, mais aussi sous un angle humoristique. Quoi de plus communicatif que l'humour pour apprendre ? Ou en tout cas une dose de dérision pour aussi relativiser son travail ? Ce film a été possible par l'utilisation du logiciel windows movies maker. Un outil relativement simple d'application, même si parfois son fonctionnement peut se révéler brouillon, par les diverses opérations à effectuer, pour ordonner et faire coordonner les images, les textes et les effets vidéos variés.

Pour cette option, l'apport des TIC s'est montré d'une aide considérable, voire centrale, puisque les principales caractéristiques, les principaux axes de notre mini formation reposent sur des outils informatiques, tant dans sa coordination que dans les activités et interactivités proposées. Lors de la création de notre mini formation, les TIC ont permis une réduction des distances, ou plus exactement un contournement de celles-ci.

Que ce soit, par l'intermédiaire des photos numérisées puis utilisées par Photo shop, de l'utilisation du logiciel windows movies maker, pour la réalisation du film présenté en fin d'exposé, les TIC furent mises lourdement à contribution, et ceci bien plus que le groupe ne le pensait au début de son projet. Tout ceci à nécessité des échanges d'informations, de la transmission de documents, de la recherche, via Internet, d'images précises, proches du symbole, du maniement de certains logiciels, et par la même, à une moindre mesure, la mise en place d'une sorte de «réseau » informatique, pour tous les membres du groupe de travail.

Finalement les TIC, comme le souligne « le traité des sciences et des techniques de la formation 1», ce sont imposées comme un outil commun dans les procédés éducatifs et de formation. Notre mini formation a profité de cette pénétration de l'informatique et ses dérivés, dans les procédés éducatifs.

Notre mini formation allie images et textes, ce qui permet, comme le souligne l'ouvrage précédemment cité, d'attirer, et maintenir l'attention du sujet par cette association. Les TIC utilisés vont permettre de mobiliser l'attention du public présent, d'autant que le temps d'intervention est très court. Le lien entre image et texte a pour objectif de faire saisir le plus rapidement possible des concepts, symbolisés, résumés en des icônes. Le traité des sciences affirme à ce sujet « la présentation simultanée du matériel visuel et verbal oral améliore l'apprentissage dans les domaines complexes... ». Les TIC vont aider à la compréhension de notre travail. Ils ont pour objectif de tendre vers une appropriation rapide de notions, du fait de leurs impacts cognitifs, surtout dans un temps d'intervention relativement court.

La plate forme du master 2 professionnel ingénierie de la formation,


Au début, je me suis montré circonspect quant à l'utilisation de ce moyen de communication, pour les étudiants autant que pour les enseignants.

D'abord, je n'avais pas une attirance pour les forums, peu à l'aise quant à son maniement, et par expérience, déçu par les actions parasites de précédents forums dans d'autres activités. Je n'ai toujours pas essayé de déposé un document, par méconnaissance de la démarche pour effectuer l'opération, peut-être aussi par manque de temps. La plate forme me paraissait source possible de multiples informations, mais à la vue de ma manipulation informatique, parfois malhabile et empruntée, ces ressources documentaires ou autres données, dès leur origine, me semblaient réservées ou du moins accessibles bien plus rapidement, pour les chevronnés des TIC. Ce qui apparaissait d'un premier regard, comme un déséquilibre plus qu'une inégalité, entre les étudiants en début d'année.

Je n'étais pas un étudiant dépourvu de notions informatiques, mais à l'évocation de certains logiciels et d'un langage « expert » en la matière, au cours des premières discussions, j'ai eu l'appréhension d'une promotion vite coupée en deux et sujette à de sérieuses disparités.

Cette plate forme, après une initiation finalement relativement aisée, je parle d'ici l'utilisation du forum ou le téléchargement de certains dossiers mis en ligne par enseignants ou étudiants, je me suis posé la question suivante : pourquoi l'absence de plate forme en licence ou master 1 ? Ceci n'est pas de la flatterie ou une révérence, mais une simple interrogation pratique. L'étudiant que je suis, pense qu'une telle initiative devrait intervenir plus tôt, dans le cursus sciences de l'éducation.

La particularité de la licence sciences de l'éducation est qu'elle ne se voit pas précéder par deux années d'études, autrefois ouvrant sur l'obtention d'un DEUG. Ce qui lui confère un public peut commun aux autres cycles, puisque composé aussi bien d'étudiants aux parcours scolaires parfois très différents, mais aussi un public non négligeable, reprenant ses études, et issu de domaines professionnels divers, avec pour objectif le niveau licence et son ouverture sur de nombreux concours. Pour avoir connu ce retour sur les bancs scolaires après une validation des acquis de l 'expérience, une plate forme en ligne m'aurait, et à de nombreux autres, facilité une rentrée lourde d'implication. Comme de nombreux autres étudiants, mon régime salarié à plein temps, ne permettait, ne favorisait pas le contact et la connaissance de personnes, soumis au même cas. Une plate forme d'échanges, de partage, de mise en relation, rendrait peut-être possible, le passage d'une licence sur une année seulement. Ce qui n'est certainement pas accessoire. J'y reviendrais dans ma partie critique.

Avertissement,


L'abus d'informatique peut être dangereux...

http://www.youtube.com/watch?v=tD6so7csDZ0

L'invitation à la création d'un blog,


Peu naturellement attiré par la chose informatique jusqu'à la rentrée 2008-2009, certaines possibilités de ce domaine ne m'avaient jusqu'à lors, que peu mobilisé.

Cependant, après une utilisation accrue de la plate forme du master 2 pro, je ne me contentais plus d'une utilisation seulement « scolaire », disons que je ne me suffisais plus au simple téléchargement de certaines données de cours, ou de simples échanges sur le forum. D'autres liens étaient mis à disposition et n'avaient pas de premier abord, des liens étroits avec les contenus des cours. Une rubrique suscitait ma curiosité : l'invitation à la création d'un blog.

Cet outil d'expression souffrait de mon point de vue, d'un aspect restrictif très ancré. Pour ma part, cet objet ne se limitait qu'à une utilisation adolescente, souvent rencontrée lors de mon travail d'assistant d'éducation au collège ZEP des Provinces de Cherbourg-Octeville. Un apriori, des préjugés qui m'avaient empêché, de manière inconsciente et consciente, mêlés à mon peu d'attirance pour l'informatique, de me pencher sur une utilisation, disons plus « adulte ».

Ce fut une découverte. Elle peut me faire passer pour un peu « moderne », mais les stéréotypes que j'y associais, remportaient la mise. La connexion au site de création Blogger, fut un exercice de maniement, peut-être simpliste, mais qui m'a donné l'occasion d'exploiter, de mettre en œuvre, des pratiques informatiques. Ces dernières se révélaient moins compliquées que je ne le pensais, et la création d'un blog se révélait bien plus riche que mes idées toutes faites. Je montais même un blog, pour un collectif de textes. Une démarche qui en appelait d'autres, puisque la création d'un site est à l'étude, toujours par les moyens proposés par Google.

Enfin, cette invitation à créer ou du moins à s'intéresser à la création d'un blog, me permettait et me poussait à proposer ce dossier, « les Tic dans le parcours et la formation d'un étudiant cursus sciences de l'éducation », sous forme numérique, puisque sous forme d'un blog, à l'adresse suivante ticemaster2.blogspot.com.

Critique,


Évidemment les TIC suite à une première lecture de mon dossier, peuvent revêtir un costume tout à fait valorisant. Cependant des points se montrent négatifs, ou du moins modifiables, concernant le parcours d'un étudiant cursus sciences de l'éducation, et par extension à bon nombre de filières de l'université.


La plate forme

Je ne reviendrais pas sur les points positifs pour mon cas personnel, de la mise en place d'une plate forme, mais plutôt de son utilisation et son intégration dans le cursus.
Maintenant, que je suis un utilisateur de ce moyen informatique, je me pose la question de son absence à un niveau plus bas que le master 2.
Mon dossier consacre une partie sur mon parcours en licence et les TIC. J'évoque mon cas, et par là même, les nombreux cas d'étudiants salariés inscrits en licence, ainsi que les étudiants venant de tout horizon, puisque les sciences de l'éducation ont cette particularité de débuter par le niveau licence directement.

Cette critique est davantage une idée soumise, mais une plate forme à ce niveau rencontrerait à mon avis un succès certain. Les étudiants salariés à temps plein sont souvent obligés de passer leur licence en deux ans, faute de temps pour assister à tout les cours. Une plate forme spécialement consacrée aux étudiants salariés, avec pourquoi pas l'obtention d'un mot de passe pour éviter les abus, serait d'une aide considérable pour l'échanges de cours, l'échanges d'idées, de points de vue sur les concepts étudiés... et de rendre à terme le passage possible de la licence,quelque soit son régime, en un an.

De plus, il ne faut pas se le cacher mais des échanges ont lieu malgré l'absence de plate forme, mais ils sont parfois anarchiques et conduisent à des erreurs d'interprétation de cours, de mauvaises conduites du travail continu... D'ailleurs ce dernier, par la prise de contact entre les étudiants salariés pourrait, comme pour les étudiants non salariés, se faire en groupe. Ce qui suivant les modules peut s'avérer bien plus enrichissants, et faciliterait l'intégration.



Le public étudiant face aux TIC

Un autre point, et c'est peut-être le plus négatif, les TIC contrairement à une idée de plus en plus répandue, pour ne pas dire reçue, ne sont pas à la portée de tous.
Le master 2 pro s'inscrit parfaitement dans son temps, par l'emploi progressif et important de l'informatique, mais tous les étudiants ne sont pas abonnés à Internet, et tous n'ont pas d'ordinateurs personnels. Et ceux qui en possèdent ne sont pas forcément équipés de la même manière, et les différences de logiciels sont de véritables obstacles pour un travail collaboratif.

Les TIC se sont intégrés à la société certes, mais parfois plus vite que les individus eux-mêmes. Les TIC n'ont plus à prouver leur utilité, leur présence incontournable dans les rouages de l'éducation, mais les inégalités, sans en faire un débat idéologique, sont encore plus prégnantes, quant à leur accès, à leur disposition, à leur acquisition.